Un père moderne ne désire pas jouer son rôle un weekend sur deux et souvent on entend la maman qui croit détenir le monopole de l'énergie pour éduquer seule l'enfant. L'enjeu est de vouloir profiter de cette rupture pour opérer un changement qui est permis par la crise.
En chinois, le mot crise signifie danger et chance; ne pourrions-nous pas en médiation, si les parents ne vivent pas de danger, imposer un défi et y voir une chance de vivre une coparentalité ? Si le défi et la chance étaient considérés par les deux parents, y aurait-il une différence ? Que ferait-on différemment dans cette optique d'y voir un défi et non une menace ? Comment le tout pourra-t-il être utilisé ?
Dans une discussion animée, les clients se révèlent comme des antagonistes qui recherchent la vengeance ou simplement un cri émotif d'une douleur qui suit la décision imposée. La médiation oblige à faire ses preuves, convaincre l'autre de la légitimité de son désir de partager les besoins réels de leur enfant.
« Les enfants ne peuvent pas et ne doivent pas répondre à tous les besoins de leur mère. Il est essentiel de lâcher son enfant, de ne pas lui donner l'impression qu'il est le centre du monde, et surtout, de ne pas lui donner la responsabilité de rendre sa mère heureuse. » Ces propos ont été recueillis par Christilla Pellé-Douel dans un article de la revue Psychologie novembre 2010 qui s'intitule Les enfants détruisent la vie intime.



