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mardi 28 décembre 2010

Un agenda en médiation

Tout médiateur est assuré d'être confronté à des positions diamétralement opposées ! Le conflit peut être la question du temps de garde. Dans une médiation typique, le père tient à être reconnu dans sa paternité et la maman appréciée dans son rôle de mère. Le médiateur reçoit les parents et vit les déchirements pour obtenir une entente sur ce temps de qualité qui doit être redéfini sous deux toits.

Un père moderne ne désire pas jouer son rôle un weekend sur deux et souvent on entend la maman qui croit détenir le monopole de l'énergie pour éduquer seule l'enfant. L'enjeu est de vouloir profiter de cette rupture pour opérer un changement qui est permis par la crise.

En chinois, le mot crise signifie danger et chance; ne pourrions-nous pas en médiation, si les parents ne vivent pas de danger, imposer un défi et y voir une chance de vivre une coparentalité ? Si le défi et la chance étaient considérés par les deux parents, y aurait-il une différence ? Que ferait-on différemment dans cette optique d'y voir un défi et non une menace ? Comment le tout pourra-t-il être utilisé ?

Dans une discussion animée, les clients se révèlent comme des antagonistes qui recherchent la vengeance ou simplement un cri émotif d'une douleur qui suit la décision imposée. La médiation oblige à faire ses preuves, convaincre l'autre de la légitimité de son désir de partager les besoins réels de leur enfant.

« Les enfants ne peuvent pas et ne doivent pas répondre à tous les besoins de leur mère. Il est essentiel de lâcher son enfant, de ne pas lui donner l'impression qu'il est le centre du monde, et surtout, de ne pas lui donner la responsabilité de rendre sa mère heureuse. » Ces propos ont été recueillis par Christilla Pellé-Douel dans un article de la revue Psychologie novembre 2010 qui s'intitule Les enfants détruisent la vie intime.

vendredi 17 décembre 2010

La suite de l'Affaire Lola

La Cour Suprême du Canada devra entendre la cause de Lola au printemps prochain. Ce jugement va décider de l'obligation alimentaire entre conjoints de fait. Voici un article qui résume le tout : Québec va en appel du jugement sur l'Affaire Lola

Devoirs ou jeux vidéos ?



Voici mes recommandations pour préserver un climat propice aux études. Trop souvent synonyme de tension, cette tâche au quotidien peut devenir lourde si deux styles de parentalité se confrontent en garde partagée.
1. Les devoirs et les leçons se font après une collation dans un endroit calme et sans distractions (pas d’ordinateurs, télévision, jeux vidéo, iPods, jeux, etc).
2. Une routine semblable dans les deux maisons et des parents qui coopèrent avec les tuteurs choisis de concert. Il est difficile de manipuler un parent quand les deux parents imposent les mêmes limites.
3. Des contrôles qui encouragent et qui assurent un suivi des examens.
4. Des présences ensemble aux rencontres parents-professeurs.
Dans un monde idéal, la règle de base est de conserver les mêmes consignes pour les habitudes de vie, ce qui se fait chez papa se fait aussi chez  maman pour des tâches importantes; on évite ainsi à l'enfant de s'adapter continuellement à son environnemt qui demeure identique sous deux toits. La continuité a bien meilleur goût.

samedi 4 décembre 2010

Les animaux : un baume pour les enfants



Rosalind Sedacca a récemment publié un article intitulé Pets Help Families Through Divorce: Here are 6 Reasons Why. Selon elle, les animaux domestiques aident les enfants à mieux vivre le divorce de leurs parents. Ils procurent aux jeunes une source d'amour inconditionnel et de sécurité, un ami à qui se confier, un pont de communication pour la famille séparée ainsi qu'une façon d'évacuer le stress.

Pour ceux et celles qui n'ont pas d'animaux chez eux, peut-être que Noël sera l'occasion d'offrir un compagnon à vos petits durant ces temps difficiles. À défaut d'avoir le temps de prendre soin d'un chien, pensez aux hamsters ou aux poissons rouges qui pourront éventuellement faire l'objet d'une garde...

« Lola » et l'avenir des enfants dans la société québécoise



Si le procès de « Lola » a fait couler autant d'encre, c'est parce qu'il a fait réaliser à de nombreux conjoints de fait que la protection accordée aux gens mariés selon l'article 585 du Code civil du Québec ne les visait pas.

Art. 585. Les époux et conjoints unis civilement de même que les parents en ligne directe au premier degré se doivent des aliments.

Actuellement les couples en union de fait bénéficient de certaines lois qui les considèrent comme des époux, notamment l'aide juridique, les accidents du travail, l'assurance médicaments, les normes du travail et l'impôt sur le revenu. Cette prise de conscience a ramené le débat sur le contrat de cohabitation qui peut aider les couples à traiter des aspects de la vie quotidienne, surtout en cas de rupture avec des enfants, l'occupation de la résidence familiale ou la continuation d'un bail. Comme le conjoint de fait ne peut hériter légalement, il est important de rédiger un testament afin de l'avantager, tout comme un compte de banque séparé sera utile afin d'éviter l'attente du règlement final d'une succession. Le testament de chacun des parents demeure l'outil de première importance pour donner au conjoint survivant les produits d'assurances ou autre avantage matériel choisi.

De plus, la loi ne fait pas de distinction pour les pensions alimentaires attribuée aux enfants de parents mariés ou conjoints de fait. La différence vient de ce que l'obligation alimentaire n'est pas reconnu envers un conjoint de fait. La Cour suprême du Canada ou le législateur québécois donneront suite à cette décision par un changement de loi ou autre décision en cas d'appel. Il devrait en découler un débat de société quant à savoir si la loi québécoise créera une obligation alimentaire telle que reconnue partout ailleurs au Canada.

MyFamilink : un outil pour les familles séparées



Ce mois-ci, la revue Psychologies Magazine nous présente une ressource dans la gestion de la garde des enfants. Myfamilink est un site gratuit qui permet de partager un calendrier et un carnet d'adresses utiles. Il offre également un espace de discussion alloué à l'organisation du quotidien après une séparation. Je vous invite à le consulter et me donner vos impressions.

samedi 27 novembre 2010

La médiation n'est pas une thérapie...

Les couples qui se séparent le font à la mesure de leur inconfort dans une relation; le simple fait de ne plus se sentir aimé(e) ouvre la porte aux remises en question.

Brutales, agressives, sournoises, imprévues, les séparations questionnent sur les bienfaits de la relation et ces ratés. Hommes comme femmes font des compromis dans un couple. On compare au vin dans lequel on a  ajouté trop d'eau et qui ne goûte plus rien : le temps a fait son oeuvre. Le plaisir n'est plus au rendez-vous, les projections dans le futur de moments de tendresse disparaissent, des rêves partagés s'évanouissent, la routine n'a plus ce piquant qui rejoint l'autre dans son quotidien.

Le médiateur constate les erreurs répétées et lors du processus, les aveux se font souvent trop tardivement. Le temps dicte des réconciliations impossibles parce que trop d'eau a coulé sous le pont et les souffrances atroces ont écorché les partenaires.

Facebook confirme notre agenda amoureux



Cette image (créée par David McCandless et Lee Bryon) témoigne d'une tendance annuelle à se séparer aux mêmes dates. On peut en extraire des données quant aux périodes cruciales.

Noël 
Ce temps de fêtes, synonyme de réjouissances, période de fatigue accumulée et de stress, impose un rituel fastidieux qui mène aux surdoses de proximité. La nouvelle année confirme un nouveau départ après des mois de délibéré.

La Saint-Valentin
Cet anniversaire marque le début de la fin comme des nouveaux débuts. Le 14 février, les couples se forment et se quittent.

La relâche scolaire (Spring Break)
Les vacances scolaires des enfants en mars ramènent ce partage des tâches qui oblige les compromis. Vacances, conciliation famille-travail y trouvent ses obligations. Le couple doit gérer la mise en place de la séparation estivale qu'il choisit pour commencer une vie seule.

Vacances estivales
Les parents trouvent de nouveaux domiciles le premier juillet. Les classes sont terminées, les études et les examens aussi. En été, les horaires de travail sont plus flexibles et les parents partagent le temps des vacances avec les enfants. Pour réduire les frais de garde et éviter de passer trop de temps à la garderie, ce nouvel horaire se justifie; les enfants ont aussi droit à des vacances sans horaire.

jeudi 11 novembre 2010

Des outils de communication



Quand la vie familiale se vit sous deux toits, des outils de communication pallient aux affres de la séparation ! Le téléphone demeure pour les urgences et les boîtes vocales pour des changements d'horaires. Un calendrier familial rempli mensuellement par les parents trouve sa place sur la porte du réfrigérateur. Les anniversaires, les rendez-vous, les sorties, les vacances, les congés pédagogiques, les examens ou travaux scolaires y trouvent tous leurs cases. Si le calendrier existe dans les deux résidences, le risque d'oublis s'amenuise pour tous les changements de garde et les autres horaires du quotidien.

La palette de couleurs suggérées par les enfants fait du calendrier un instrument de responsabilisation visuel; il vous reste à imaginer les discussions que vous voudrez susciter ensemble pour bien vivre sous deux toits !

lundi 8 novembre 2010

Les cadeaux : qui paie quoi ?



Les fêtes demeurent synonymes de cadeaux et souvent un casse-tête pour les parents. Les réponses sont simples pour ceux qui veulent créer la surprise. En cas de séparation, il n' y a pas de confusion si chaque parent fait ses choix sans impliquer l'autre.  Si une décision se prend après consultation entre vous,  le cadeau convoité par votre progéniture deviendra une symbolique de votre coparentalité réussie.

Avis aux parents qui veulent se donner ensemble un budget pour les gadgets plus chers. Joindre l'utile à l'agréable a encore plus d'effets si les enfants apprennent votre manigance pour offrir à deux un caprice espéré. Votre effet sera double car au nom de faire plaisir à vos amours, ils comprendront que pour eux, papa et maman se sont parlés.....

Les fêtes approchent !



Noël est à nos portes. Vous désirez planifier l'horaire des deux familles. Comment s'y prendre ?  Il faudra s'entendre pour continuer les fêtes traditionnelles des familles ou innover par la priorité donnée à la maman pour les années impaires ou simplement au papa, les années paires. Un calendrier bien en vue sur le frigo des deux toits vous épargnera les questionnements et les répétitions sans fin.

Rien ne vaut un préavis de plusieurs semaines  tout en vous réservant un écrit car les paroles s'envolent !

L'information est toujours la nourriture de l'intelligence !

À ne pas oublier que Noël est une fête d'enfant et tout adulte a encore une enfant en lui-même.